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pierre

Psychiatres en colère: la parole au Dr Perrier - Président de la conférence de CME des Centres hospitaliers spécialisés (CHS)

Publié il y a 14 mois par Pierre Derrouch .

Le milieu de la psychiatrie vit mal les conséquences de la loi HPST. Pour le Dr Edmond Perrier, Président de la conférence des Présidents de CME de CHS, il s'agit d'une "loi scélérate" qui porte atteinte à l'intégrité de la psychiatrie publique. Il nous fait part de son indignation.

" La Loi HPST est une catastrophe pour l'hôpital public tout comme l'est la vision libérale qui croit encore que la gestion et le management sont des sciences. Je déplore que la psychiatrie soit continuellement oubliée par tous car ce sont vos frères en humanité que vous condamnez à la relégation, alors que notre modèle de soin est envié dans le monde entier. Oui, la politique de secteur est copiée en Chine. Elle est une référence à Harward. Mais qui de vos participant s'en souci et est capable d'en parler?
Je suis President de la conference régionale des Presidents de CME des établissements de psychiatrie d'Alsace, personne ne m'a jamais demandé de témoigner de notre expérience de la loi HPST.
Va t'on inlassablement rabâcher les mêmes sornettes et relayer la voix de son maitre l'état qui se désengage de notre bien commun: le service public?
Il est indigne de détruire l'organisation de la psychiatrie publique, organisation et surtout politique de santé qui est l'honneur de ceux qui la développent au quotidien auprès de vos enfants fous, de vos fils souffrants, de vos parents errants..
"

Docteur Edmond Perrier
Chef de pôle de pédopsychiatrie
Président de la CME de l'EPSAN Brumath
Président de la conférence des Présidents de CME de CHS
Citoyen indigné

 

 

6 réponses

pierre

J'ai eu l'occasion sur ce site d'engager des débats sur la place et le traitement de la psychiatrie dans notre système de santé. Force est de constater que le sujet ne déclenche pas ou peu de réactions. C'est pourtant d'importance. Selon les chiffres de l'Assurance maladie, les affections psychiatriques étaient en 2007 au premier rang des ALD (affections de longue durée).

pierre

Le projet de loi débattu à l'assemblée nationale, relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge, est-il une banalisation de la contrainte de soins?


Selon Guy Malherbe, député UMP de l'Essonne, les soins sans consentement sont conçus comme un nouveau moyen de faciliter le traitement, plutôt que comme un outil de contrôle social supplémentaire. Jean Canneva, Président de l’UNAFAM (Union nationale des amis et familles de malades psychiques) a affirmé, lors de l'émission "ça vous regarde" sur la chaîne LCP, le 16 mars 2011: "Au moment où la personne bascule, on a besoin de l'aide des profesionnels et des élus. C'est une aide, pas une condamnation, pas un enfermement systématique."


Partagez-vous ces deux opinions ou pensez-vous que la loi ira à l'encontre de l'efficacité des soins et de la prise en charge?


Voir l'émission "ça vous regarde": http://www.lcp.fr/emissions/ca-vous-regarde/vod/12251-psychiatrie-nouvelle-obsession-securitaire/paul-machto-jean-canneva


Suivre les débats à l'assemblée nationale: http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2010-2011/20110142.asp#INTER_11

anonymous

la suite de l'examen du projet de loi à l'Assemblée nationale, ici: http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2010-2011/20110143.asp Prochaine séance, mardi 22 mars,

anonymous

il semble bien que les préoccupations de la psychiatrie ne sont partagées que par elle-même. dommage.

actusos

cet étonnement m'étonne.Les associations ne s'intéressent qu'à leur chapelle qu'il s'agisse des experts , des patients , sans parler des élus qui dans leur grande majorité passent à côté des sujets"santé". Si on souhaite un engagement citoyen , il faut expliquer / l'UNAFAM sait faire .

pierre

Retrouvez une intervention du Dr Perrier aux Rencontres de la santé de Strasbourg (à partir de 46:30)









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