logique de pilotage à la médiane...
Publié il y a 5 mois par Sgsnamhp dans Marseille .
A partir d'un sévère constat médico économique, lié à l'éparpillement des moyens, des modalités de prises en charge, et des structures, et au manque de ressources disponibles, les lignes de force qui portent les nouvelles stratégies s'organisent autour de quelques axes : tarification administrée dissociée des coûts, premier recours partiellement marchandisé mettant en concurrence un secteur commercial et un secteur public sur l'ensemble des missions de santé, politique de la qualité centrée sur des référentiels guidés par la logique de la médiane statistique, médecine basée sur les preuves, plus petit dénominateur accessible à tous, afin de financer une certaine équité collective, mais ne tirant pas necessairement le système vers le haut.
L'innovation, la créativité, la recherche clinique, sont alors confiés soit à des acteurs spécialisés vivant sur des "niches" productives, soit portés par de prestigieux et rares IHU triés sur le volet car ils ne peuvent plus être assurés quotidiennement par l'ensemble du système.
Un zeste de télémédecine, un savant dosage entre la proximité indispensable et la "délocalisation" pour la référence de haut niveau, et le paysage sanitaire évolue alors de façon spectaculaire.
Un plus grand nombre d'établissements devenus "généralistes" par mutualisation, comme l'ont été en leur temps les chaines télévisuelles, mis en réseau avec d'autres structures "thématiques" et labellisés dont les financements deviennents pluriels et adossés à des plans natinaux ou régionaux spécifiques, assurant ainsi un "deuxième" recours spécialisé.
Un maillage coordonné par des programme de santé régionaux ressérés, et une régulation nationale assurent le minimum de cohésion générale du système.
Les acteurs, professionnels et usagers vont devoir très rapidement s'adapter à ce pari, et surtout en ne refusant pas cette réalité, maitriser courageusement les risques d'une vision stratégique basée sur le très court terme.
La médicalisation de ces nouveaux schémas de santé, l'analyse objective et complète des besoins et des attentes des usagers sont plus que jamais indispensables faute de quoi certains auront eu raison de parler de logique comptable.
7 réponses
pas évident pour un non-initié de se répérer dans votre description qui semble bien intéressante pourriez-vous nous expliquer par exemple ce que veut dire "tarification dissociée des couts", "premier recours marchandisé". Pourquoi une médecine basée sur les preuves ne tire pas vers le haut? merci
le taris est dissocié des couts car il est la conséquence arythmétique d'un objectif national de dépenses et d'un volume d'actes ou de séjours. Il ne donc correspond plus à une objective échelle des coûts réels.
la médecine basée par les preuves ne concerne que 15% environ des pratiques. elle permet, en assurant une prise en charge "classique" de garantir que le soin "standard" et donc dans la médiane statistique est assuré, ce qui est déjà bien, mais insuffisant pour tirer les comportement vers le haut, au dessus de cette "médiane"
en quoi les usagers vont-ils devoir s'adapter à ce pari. Pourriez-vous préciser?
quant à l'enquête sur les besoins des usagers, comment et par qui pourrait-elle être menée?merci d'avance.
les usagers, comme les professionnels vont devoir s'adapter à des organisations nouvelles, tenant compte des contraintes de qualité, de sécurité, des conditions d'attractivité et de travail pour les soignants, et de contraintes économiques....où chacun sera plus ou moins mis en concurrence "organisée" au travers de contrats d'objectifs dans un programme régional de santé. et nous n'évoquons pas les évolutions possibles des systèmes d'assurance qui assurent les financements
Vaste programme


article trop généraliste, paraissant très loin du terrain. Les programmes territoriaux s'ils doivent se calquer sur le modèle national de programme régional de santé, auront du mal à refléter une réalité déjà fort cloisonnée. Qui va faire l'enquête exhaustive sur les besoins des usagers ?
Dénogès