Généralistes: comment endiguer la fuite?
Publié il y a 19 mois par News .
Le sénateur Alain Milon vole au secours des généralistes. Entendu de sa bouche, lors du débat sur la loi HPST qui s'est déroulé mardi dernier au Sénat:
- Seuls 10 % des nouveaux inscrits au tableau de l’Ordre en 2008 ont choisi l’exercice libéral. Entre 1995 et 2009, le nombre des médecins généralistes a augmenté de 8,20 %, mais celui des généralistes libéraux de 0,6 % seulement, contre près de 40 % pour les salariés hospitaliers et plus de 15 % pour les autres formes de salariat.
-Plus grave encore, certaines mesures incitatives manquent leur but : en Picardie, 50 % des étudiants en médecine venus d’autres régions pour bénéficier de la forte augmentation des places à l’examen national classant sont retournés chez eux une fois diplômés.
- (à l'adresse de R.Bachelot) la seule application de la loi HPST ne permettra pas de résoudre ce problème. Nous regrettons que le décret sur le développement professionnel continu paraisse enlisé et que la montée en charge prévue des créations de postes d’enseignants universitaires de médecine générale s’amorce bien lentement.
Et surtout:
Permettez-moi de faire une suggestion : au-delà des lois, des incitations, des rapports, ne faudrait-il pas tout simplement que le Gouvernement lui-même prenne conscience de tout ce que la médecine générale peut apporter à la politique de santé et qu’il fasse davantage appel à sa réelle expertise ?
11 réponses
Ils sera nécessaire que des patients meurent faute de soins pour que la nation prenne conscience du problème qui est à étendre aussi aux spécialistes des hôpitaux : Affaire Bachelot ou de son successeur
R. Bachelot derrière l'équipe de France en déroute: on aimerait la même solidarité avec les professionnels de santé et surtout des mesures concrètes (et réalistes). d'accord avec Alain Milon sur les limites d'HPST pour résoudre les graves problèmes que posent aux patients la pénurie
quelle "debacle" pour notre système de santé qui était réputé le meilleur du monde, pauvres générations futures qui verront leur espérance de vie se casser la figure, pure désolation où là encore le bénéfice ira au plus riches
A qui la faute cette débacle des médecins généralistes? A l' état ou aux médecins de l' ancienne génération qui n' a pas voulu partager le gateau en un plus grand nombre de part!!!!! ils s' en sont mis plein les poches pendant des années avec les laboratoires , au détriment de la prévention .
Vous stigmatisez les généralistes de l'ancienne génération: pourquoi dites-vous qu'ils s'en sont mis plein les poches, avec les labos? selon vous que faudrait-il faire notamment en terme d'organisation de la prévention?
M. Millon demande au gouvernement de mettre en oeuvre des mesures complémentaires. Il oublie de signaler les maisons de santé qui peuvent être mises en place à l'initiative des élus(dont lui) en ville, dans les banlieues, les campagnes. Ce qui permet aux médecins d'avoir le statut de salarié.
A décharge ( partielle) des élus , les freins du Conseil National de l'Ordre desq Médecins à un développement significatif de Maisons de Santé Pluridisciplinaires ne sont qu'une dimension de l'hypocrisie autour de ces questions de la démographie médicale et de son impact sur les territoires
de moins en moins de généralistes libéraux: cela représente-t-il une menace pour la qualité de prise en charge des patients? pourquoi le CNO freine l'implantation des maisons de santé pluri?
Rapport adopté lors de la session du Conseil national de l’Ordre des médecins du 12 décembre 2008 Docteur François SIMON Maisons de santé pluriprofessionnelles et déontologie médicale. La déontologie a bon dos. Je me borne à cette citation." En conséquence, un dossier médical partagé par tous les professionnels n’est pas acceptable." La messe est dite...


C'est quoi une "politique de santé"?