Du rififi à l'AFSSAPS
Publié il y a 16 mois par Infoxes .
Jean Marimbert, patron de l'afssaps quitte le navire en pleine tempête médiatique (1). Son départ va-til se traduire par une mise à plat du système d'évaluation, de contrôle et de suivi des médicaments. il faut l'espérer. Les conflits d'intérêts et les collusions mises à jour dans cette affaire doivent être évités à tout prix. Mais à n'en pas douter, il faut s'attendre à d'autres révélations.
A ce titre, la réponse ce jour de Bernard Bégaud, professeur à l'université Bordeaux-II, spécialiste de pharmacovigilance, interrogé par le journal Le Monde.fr est savoureuse - autant qu'inquiétante. A la question "Existe-il d'autres Mediator actuellement dans le circuit ?", il lance une bombe, tout en retenue...: " Si on répond oui, c'est grave, car cela signifie que l'Agence ne fait pas son travail. Si l'on répond non, ce serait un peu hypocrite." Ce qui revient à répondre par l'affirmative.
(1) La lettre de départ de J.MARIMBERT publiée le 12/01 dans Libération
17 réponses
les solutions proposées par J.Marimbert sont-elles valables? Comment cela se passe-t-il aiileurs (Allemagne, Angleterre, Etats-Unis, etc.)?
Dans ce cas, comme dans d'autres, il faut une catastophe pour s'interroger sur la"quailté" d'un système ( pas une spécialité française).Rappelez-vous "responsable et pas coupable". IL faudra bien un ou plusieurs boucs émissaires . En attendant la prochaine catastrophe..
Suite : la techno bureaucratie de la santé traite comme des demeurés les"bénficiaires" en bout de chaîne .Ils se laissent d'ailleurs facilement convaincre par la médiasanté dont on est abreuvés à longueur de journées pour notre bien-être.Difficile aux praticiens de résister.la suite ,on la connait
La démocratie sanitaire ? une arnaque de plus ou un placard pour fonctionnaires de la santé n'ayant pas trouvé de place dans une A R S?
Une instance internationale d'autorité en vigilance des médicaments prenant soin de barrer à la moindre alerte éviterait de se demander pourquoi sur la planète certains échappent au drame d'autre en meurent par tergiversation
Le Lancet fait plus autorité que certaines presses franchouillardes ou UE
Lu dans Ouest-France: « L'Afssaps est financée à 80 % par les laboratoires, assure, après enquête, Grégroy Caret, de l'UFC. Chaque dépôt de dossier pour une autorisation de mise sur le marché s'accompagne d'un règlement (...)" (1)
(suite) "Ce sont les labos eux-mêmes qui fournissent les études sur le produit et notamment les études de risque. Sur les 2 000 experts qui interviennent auprès de l'agence, 1 500 ont déclaré des liens d'intérêt avec des labos. » (2) Cela est-il avéré?
la vocation de l'industrie de santé est par essence de vendre. on ne peut pas le lui reprocher. mais parce que ces produits touchent justement à la santé, cette industrie a une responsabilité particulière. elle ne peut donc chercher le profit à n'importe quel prix. si les propos de l'ufc sont justes
(suite) il faut alors introduire une véritable indépendance et transparence des autorités chargées de contrôler et surveiller les médicaments.
1) ce n'est pas parce que quelqu'un a travaillé pour un labo qu'il est à sa solde, il peut même en être parti totalement révolté... ce qui n'est pas non plus un gage de sérénité. Attention donc aux interprétations abusives.
2) l'Afssaps est certes financée par les labos, mais il ne s'agit pas de contrats commerciaux ; une redevance obligatoire pour déposer un dossier. La principale conséquence est que l'AFSSAPS a intérêt à donner beaucoup d'AMM pour attirer les labos (concurrence avec les autres agences européénnes)
3) mais l'initiative est du coté des firmes, pour le choix et le libellé des indications, ou la classe pharmacologique du produit (cf la classification du benfluorex comme hypolipémiant alors qu'on savait qu'il s'agissait d'une amphétamine).
C'est un problème majeur, imposé à l'AFSSAPS par la loi.
merci à PM pour ces précisions. il faut en effet remettre les choses en perspective et ne pas tout mélanger
mais il est certain que plus de transparence ne nuirait pas. chacun, industrie compris, aurait à y gagner.


"Si l'on répond non, ce serait un peu hypocrite": une litote qui fait froid dans le dos