L'Etat, avec la "loi Hôpital, patients, santé, territoires", votée par le parlement le 21 juillet 2009, instaure un nouvel échelon d'organisation et de pilotage de notre système de santé: la région. Afin de décloisonner et faciliter l'accès aux soins, 26 agences régionales de santé (ARS) vont faire se rencontrer et coordonner la médecine de ville (généralistes, spécialistes, etc.), les officines pharmaceutiques, le médico-social (prise en charge des personnes âgées, etc.), les établissements de santé (public et privé) et la politique de prévention (obésité infantile, addiction, diabète, etc.). Pour la première fois, les objectifs de la médecine de ville et hospitalière vont être définis dans un document commun, le schéma régional d'organisation des soins (SROS), réservé auparavant aux seuls établissements de santé.
Autre grande évolution: le développement de la télémédecine, prévu par la loi, doit également contribuer au décloisement entre les différentes composantes de l'offre de santé.
Si les ambitions de la régionalisation sont louables, sa mise en œuvre suscite encore bien des interrogations. Les décrets d'application attendus par tous les acteurs de la santé doivent contribuer à préciser les modalités de mise en œuvre de cette loi.
Il sera important de savoir, après les élections régionales , comment les Conseils élus envisagent
leur implication dans les mises en oeuvre de H P S T . Ils n'ont à l'heure actuelle aucune attribution institutionnelle obligatoire dans le domaine de la Santé Publique. Cela n'empêche pas d'interpeller les candidats au ours de la campagne déjà lancée. Ultéroeurement (quand ?) , quid des suites de la "réforme des collectivités territoriales" sur ces attributions institutionnelles santé et relations avec las A R S ?
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Est ce que les préfets de région, qui présideront les conseils de surveillance des ARS, ne seront pas tentés, parfois, de jouer la carte 'politique ' au détriment de celle d'une politique de santé ?