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gdv

Antibiotiques, vers le moindre usage???

Publié il y a 19 mois par Gdv .

La consommation d'antibiotiques serait encore trop élevée selon un récent communiqué de presse de R.Bachelot (lien ci-dessous). Elle propose de passer du concept de « bon usage des antibiotiques » à celle de « moindre usage des antibiotiques ». Bien curieuse approche: "bon usage" renvoie à la notion de qualité. "moindre usage" met en avant la quantité. Nous sommes véritablement dans une logique comptable. donc l'idée ne serait plus d'en prendre selon les besoins mais pour respecter un quota. étrange conception de la santé. ça fait penser à cette affaire du service de cardio du CH de Metz, fermé par l'ars, pour sur-mortalité. l'explication tiendrait au fait que le service prendrait en charge des patients présentant trop de risques. mais que faut-il privilégier: l'opération de la dernière chance quitte à faire "désordre" dans les stats ou justement rentrer dans les clous des stats? mais où va notre système de santé ?

CP R Bachelot:

http://www.sante-sports.gouv.fr/reunion-avec-les-experts-du-comite-de-suivi-du-plan-pour-preserver-l-efficacite-des-antibiotiques.html

 

nb: la résistance aux antibio n'est-elle pas lié à une surconsommation des élevages intensifs porcins? et si on commençait par s'attaquer aux vrais problèmes!?

13 réponses

anonymous

les antiobio ne sont pas en vente libre que je sache. il faut une prescription et donc un médecin. arretons de taper sur les patients et les prendre pour des demeurés. et pourquoi les medecins en prescrivent tant? qui pousse à la conso? RB ne dit rien sur les labos...

anonymous

http://www.gerardbapt.info/index.php?option=com_content&task=view&id=366&Itemid=60
Pr Antoine Andremont, spécialiste de la résistance bactérienne.
"Il n’y a qu’un seul monde bactérien. L’usage des antibio dans l’élevage renforce le développement des bactéries résistantes dans l’environnement humain"

adrien

l'utilisation de soupes antibiotiques comme "facteur de croissance" dans l'alimentation animale est critiquable. Reste à assumer le surcoût de la viande qui en résulterait de leur interdication, et qui touchera avant tout les plus démunis... Bien sur on en mange trop, mais les modifications culturelles sont plus faciles à faire passer chez les plus favorisés.

anonymous

- sensibilisons les enfants (et les parents) via l'ecole (et des budgets de prévention). expliquons leur que les antibiotiques ne soignent pas tout. quelque chose existe-t'il dans ce sens?
- pourquoi la conso est plus faible ailleurs en Europe? qu'est ce qui fonctionne bien?

anonymous

Je suis d'accord avec le Pr Antoine Andremont, au lieu de se focaliser sur la quantité prèscrit d'antibiotique pour le patient, il faudrait régulariser l'usage dans l'élevage...
sachant qu'aujourd'hui, les médecins ont prit conscience des dangers à la surconsommation.

anonymous

L'affichage de la logique comptable au détriment de la logique de qualité des prestations de soins va saper les énérgies des professionnels de santé, sur le terrain, pour lesquels la qualité des soins est une valeur, un axiome; et ils sont nombreux à s'être inscrit dans ce discours.

anonymous

une étude de l'essec 02/07 sur l'évolution comparée de la conso de médicaments (2000 et 2004) en Europe dit que la France notamment pour les antibio n'est plus le 1er conso en Europe + "au regard de la prévalence, il apparait que la consommation de la France soit plutôt en ligne avec les besoins"

anonymous

étude essec téléchargeable:http://www.essec-sante.com/fr/evenements/Pdf/Evolution-comparee-de-la-consommation-de-medicaments.pdf

adrien

bon, c'est l'évolution2000-2004... il n'y a rien de plus frais ?

anonymous

L'émergence des enterobactéries hyperresistantes (coli) implique d'ameliorer la pertinence et le bon usage des AB. Tant mieux si la France n'est plus numéro1: il n'y a pas eu pour autant une surmortalié. Quant au problème des AB hors clinique humaine, il est temps de s'en occuper sérieusement.

anonymous

Tout à fait d'accord pour essayer de prescrire qu'en cas de stricte nécessité . C'est notre devoir de limiter l'émergence de résistances bactériennes . Ce même devoir appartient également aux médecins hospitaliers et aux "Vétos ".....

anonymous

oui, il faut que les vétérinaires s'impliquent dans cette lutte

anonymous

une meilleure information auprès des médecins qui traitent avec des antibiotiques des pathologies d'origine virale doit être réalisée. le problème ne vient pas des patients mais des médecins.

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